Le Vénézuéla, un espace stratégique pour les États-Unis : le retour de la doctrine Monroe ?
Comment les intérêts stratégiques américains ont-ils conduit à l'enlèvement du président Maduro ?
Le 3 janvier 2026, les forces américaines capturent Nicolás Maduro à Caracas et l'exfiltrent vers les États-Unis. Pour comprendre cette rupture, il faut remonter à la géographie d'un rapport de force ancien.
Depuis 1846, les États-Unis sont intervenus militairement à plusieurs reprises dans le bassin caraïbe et en Amérique centrale : Mexique, Panama, Nicaragua, Haïti, République dominicaine, Cuba.
Signé en 1947, le Traité interaméricain d'assistance réciproque lie une majorité d'États du continent.
Retiré du TIAR en 2013, le Venezuela y a été réintégré en 2019 par l'Assemblée nationale d'opposition (reconnue par l'OEA) — une réadmission contestée par le gouvernement de Nicolás Maduro.
Trois partenaires stratégiques — Venezuela, Cuba, Nicaragua — et des coopérations ponctuelles avec le Brésil, la Bolivie et le Pérou dessinent un contre-champ à l'influence américaine.
Guantanamo, Soto Cano, Comalapa, Hato à Curaçao : les points d'appui américains encadrent l'espace vénézuélien.